lunes, 17 de diciembre de 2007

Cabo dos Bahia: l'Univers des pingouins

On arrive après plusieurs transferts en bus dns un patelin sur le bord de la còte, Camarones, petit village de 1000 habitants, où les lignes téléphoniques n'arrivent pas, quasi pas de réseau de téléphonie mobile, pas trop l'habitude de voir des touristes... Pour ainsi dire, La cambrousse! On se renseigne pour aller à la réserve naurelle de Cabo dos Bahia, mais bien entendu y'a pas de bus! On pense y aller en stop, mais c'est à 30 bornes, y'a personne qui passe et on est 3.... Donc on décide de prendre un taxi qui reviendra nous chercher 3 jours plus tard.

On arrive dans un coin splendide au bord d'un bras d'océan où viennent se nourrir quelques flamands roses. Le temps de planter la tente, et nous voilà partis vers "la pingouinerie".... Sur le chemin on verra des guanacos, des ñandus (espèce de petites autruches super véloces), des lièvres géants... Dépaysement total! Et le mieux dans tout ça, c'est qu'il n'y a absolument personne. De loin, on ommence à entendre des cris bizarres de tous côtés: on arrive pile poil pour le retour de la pêche des femelles, avec les mâles qui braillent pour se faire repérer. Un spectacle incroyable de milliers de petites bêtes quasi sans défense (quasi car ils ont des dents affilées comme une scie), prenant soin de leurs petits dans leurs trous, à l'abri du vent patagon qui nous gèlera tout au long de ces 3 jours.

Aldo et Felipe, les proprios de Caleta Sara, l'endroit où on a planté la tente sont super sympas et nous invitent à utiliser la cuisine quand on veut... Ils nous inviteront aussi à un asado le dernier jour... Ils auront certainement eu pitié de nos repas à base de riz, pâtes et soupes!
Felipe est le roi de la chasse à l'armadillo, petite bête bizarre avec une carapace et venant se nourrir de tout ce qui traîne. Nous passerons plusieurs heures, le soir, à chasser cette bestiole si etrange. Bien entendu, quand je dis chasser, ça n'engendre aucun violence, mais malgré son aspect, c'est bien plus rapide que ce que nous pensions au début.

Les journées, nous marchons vers les points panoramiques surplombant le parc naturel, malgré le froid hivernal qu'il fait... Brrrr! Moi qui venais chercher the endless summer... Et je ne suis pas encore tout au Sud... J'en tremble d'avance! Chaque jour nous allons nous extasier devant nos amis les pingouins... On est vraiment au-milieu d'eux, vu qu'ils nont pas de barrière. Certains essairont de nous mordre, ce qui provoquera le fou-rire de Xavi et le mien lorsque Nico refusera d'avancer ayant devant lui 2 pingouins sur le pont... Ça lui prendra quand même 10 minutes!

Après ce magnifique parage naturel, nos routes vont se séparer avec Xavi et Nico. Ils partent vers le glaier perito moreno, pour ma part préférant descendre directement vers Ushuaïa pendant que la pleine saison n'a pas encore commencé. Comme à chaque fois, c'est toujours difficile de se séparer de personnes avec qui y'a eu un si bon feeling, et avec qui j'ai vu des choses incroyables que ne reverrai peut-être jamais plus, mais c'est la dure loi du backpacker... Et un de perdu, 10 de retrouvés! Donc c'est le coeur un peu triste que je pars chercher mon bus entre Rio Gallegos et Ushuaïa, mais grisé en même temps par la sensation de commencer ma dernière étape vers la fin du Monde!

Peninsula Valdes: les pachidermes de l'océan

Après 20 heures de bus et une monotonie paysagistique hors du commun, je débarque à Puerto Madryn, espèce de petite ville balnéaire ressemblant pas mal à Salou quant à l'organisation du tourisme qu'ils en ont fait. J'avais parlé avec Fabián, un ami d'enfance d'un pote argentin de Barcelona, qui m'avait recommandé de partir directement vers Puerto Piramides, petit village dans le parc naturel de Peninsula Valdes. Fabián avait arrangé mon accès dans ce parc, ce qui m'a économisé 10€. Je comptais dormir dans une auberge de jeunesse, mais j'ai fait la renontre de Xavi, catalan comme son nom l'indique, qui m'a proposé de dormir au camping dans sa tente (je comptais en acheter une à Bs As, mais... Pas asez d'temps!)... Des petites économies qui me permettront de faire le meilleur tout possible pour aller voir les animaux les plus gros vivant sur notre planète: les baleines.

Le soir-même, on partira avec Xavi à 18:00 sur un bâteau avec une vingtaine d'autres touristes pour un tour de 3 heures et demi pendant lequel on verra une dizaines de baleines, entre autres un groupe de 4 mâles "courtisant" un femelle au soleil couchant... Magique! C'est incoyable la grâce que ça peut avoir, avec passage sous le bâteau, mouvements de queue, roulades... On ne sent plus le froid patagon, on oublie tout. On profite simplement du spectacle. On revient vers la côte, des images plein la tête et on se fait inviter à un petit vin par le mec de l'agence avec qui on a sympathisé. Cette nuit-là je rêverai de cétacés!

Les 2 jours qui suivent sont faits de ballades sur la Péninsule et ses paysages, l'observation de quelques guanacos (espèce de lamas), la rencontre de la femme de Fabián (Fabián étant trop occupé par son travail) qui travaille dans une ONG et qui m'expliquera en détail les poblèmes de pollution et bactéries auxquels ils doivent faire face afin d'assurer la pérennité des baleines et des pingouins. On essaie aussi de faire le tour de la Péninsule en stop, mais sans succès. De toutes façons, ça aurait été pour voir des lions de mer (déjà vus en Uruguay). des pingouins (j'en verrai plus au Sud) et avec beaucoup de chance des orques (j'aurais adoré, mais la proportion d'en voir était de 1/1000).... Donc tant pis!

On rencontrera 2 Français (encore...!), Laetitia qui est sur le retour vers Buenos Aires, et Nico qui continuera ver le Sud avec nous. Après avoir parlé avec des locaux, nous apprenons que nous avons 2 possiblités pour voir des pingouins: Punta Tombo, plus grande réserve d'Argentine avec 700 000 bestioles, mais exploité à outrance au-niveau touristique, et Cabo dos Bahia avec 150 000 pingouins, mais quasi désert. Bien entendu, nous optons pour la 2ème réserve, n'étant pas à 500 000 pingouins près! Et nous voilà partis Xavi, Nico et moi vers la 2ème étape en Patagonie: Cabo dos Bahia

Buenos Aires: retour a casa

La sortie du bâteau et l'arrivée à Buenos Aires me fait me sentir bien. Etrange sentiment que celui du touriste qui trouve un endroit qu'il ferait bien sien. Je marche vers le bus qui me rapprochera de chez moi, l'hostel Carlos Gardel, et le trouve directement (pourtant pas si évident dans une si grande ville), et je retrouve la petite réceptionniste si souriante, Maria, mes amis Suisses, Maurice le chilien, Juanito le Colombien.... Bref! Ça n'a pas tant changé depuis que je suis parti.

Les quelques jours qui suivront seront faits de sorties nocturnes et rencontres de personnes que je reverrai certainement à un moment ou à un autre, sur ce continent ou dans un autre, dans cette vie ou dans une autre. En particulier Damián, un sculpteur mexicain de 23 ans venu préparer sa thèse à Buenos Aires. Il est sculpteur sur marbre, mais aussi peintre et dessinateur, et à ses heures perdues, il joue de l'harmonica comme un virtuose, du djembe, de la guitare... En plus il est beau gosse! La Vie favorise décidément plus certains que d'autres! Nous aurons de longues discussions sur tout et n'importe quoi avec des points de vue assez différents pour donner encore plus d'intérêt à ces discussions. Je rencontre un autre Mexicain aussi, Jaime, avec qui j'ai plus d'affinités musicales... Le Hardcore rapproche ses fans. Plusieurs Français aussi croiseront ma route dont un couple avec qui j'irai voir un match à la Bombonera, le stade du Boca Junior! Ça... C'est fait!

Boca reçoit le champion, Lanus, qui sera sacré le jour même. L'hostel proposait un tour à 200 pesos (45€) avec transfert aller-retour au stade (qui est à moins d'un km). Nous, le couple de Français, Jaime, et Cyril, un autre français ferons l'efort d'aller au stade le dimanche matin acheter nos places... 14 pesos (3€)... Et l'aprem, nous voilà au-milieu des ultras de Boca (eh oui... A ce prix-là, ça ne pouvait être qu'en populaire!), à chanter, sauter, pleurer et rire: les visiteurs ouvriront le score et Boca égalisera. Malgré le 1er but, les supporters n'arrêteront pas une seconde de chanter, les tambours rythmant chaque hymne. Point négatif: le fanatisme menant aux abus et aux extrêmes, la fin du match sera faite d'incidents, les supporters de Boca voulant couvrir la joie des supporters de Lanus. Mais encore une grosse expérience footbalistique Latinoaméricaine à mon actif!

La veille au soir, j'ai quand même fait la petite soirée culturelle et suis parti au théâtre avec Maurice, Damián et un autre Français, Thibault, voir une pièce nommée "Mémoires de Satan" dans laquelle joue une jeune chanteuse Argentine, Temis, rencontrée 1 semaine auparavant dans l'hostel, qui a une voix divine. La pièce est intéressante et Temis est remarquable. Après la pièce, nous partirons trop vite pour pouvoir la féliciter, mais je la reverrai le lendemain lorsqu'elle repassera à l'hostel pour me remercier d'avoir assisté à la pièce et pour m'inviter à manger.... Alors ça c'est gentil!

Après la pièce, nous irons manger avec Thibault à "La Pétanque", petit restau français (merci Dube) où l'on se fera vraiment plaisir: pastis, gratinée à l'oignon, roti d'agneau avec gratin dauphinois, kir au vin blanc.... Un délice! Tout un luxe!

J'ai raconté un peu pêle-mêle les expériences de ces derniers jours dans la capitale argentine, avec moins de sentiments et d'émotions que lorsque je les ai vécus. J'en garderai un souvenir merveilleux. Dommage que ce soit ausi loin de ma Vie Franc-comtoise et Barcelonaise, de ma famille, de mes Amis de coeur... De vous quoi!

Ainsi s'achève mon périple urbain et commence mon vrai voyage vers ce que je suis venu chercher, la Nature, la Patagonie!

Uruguay: pays de contrastes

Que dire de l'Uruguay: des paysages enchanteurs, des plages paradisiaques, des gens simples et sympathiques, même si cela engendre des personnes souvent laxistes, une organisation à 2 balles, une envie de se démarquer des pays voisins qui la bouffent, qui confond le pays dans un manque de personnalité flagrant. Voilà mes impressions après 4 jours sous le soleil d'Uruguay.

Seul le fleuve de La Plata sépara Bs As et Colonia de Sacramento. J'arrive dimanche avec le but d'aller le plus loin possible sur la côte, vers Cabo Polonio, règne des lions de mer. J'arrive à la Paloma, petit village balnéaire côtier, mais la saison n'ayant pas encore commencé, le village est encore désert. Heureusement que j'ai fait le voyage depuis Montevideo avec Gaston, un Uruguayen oeuvrant à la construction de 3 discothèques non loin de là et vivant avec 3 autres ouvriers, Pablo, Claudio et Martin, dans une cabaña dans un camping à l'entrée de la ville. Il me propose de squatter avec eux. Vu l'heure tardive à laquelle nous arrivons (il n'aurait dû y avoir que 2 heures depuis Montevideo, mais le bus s'arrête partout et en plus nous avons droit à un accident, avec passage à la police locale inclus! Les boules!), j'accepte.

Bref! on arrive de nuit dans ce qui est une maisonnette toute équipée et je fais la rencontre des "Dalton uruguayens". Le surfer Claudio, Gastón étant fou de vélo, le rasta Pablo et Martin le roi du sofa et de la télé. Tous très différents, mais conférant à cette cabane une très bonne ambiance détendue, à 20 mètres de l'océan... PURA VIDA!

On mange rapide et vais faire un petit tour au clair de pleine lune orange. Je me couche dans l'attente de voir le paysage au réveil... Et ne suis pas déçu! Des plages désertes (si je verrai 10 personnes dans la journée, c'est un maximum!), une eau verte, un peu fraîche, mais dans ce cadre, ça m'est égal. Le vent sera plus l'obstacle à la baignade! Malgré l'imminence de l'été, les conditions ne sont pas encore à la perfection. Pas encore la saison... C'est d'ailleurs pour ça que je ne paie que 3€ la nuit! Je passe la journée à me ballader, mais aussi à essayer de trouver du touriste qui m'aiderait à payer une voiture de location pour aller voir les environs. Pas un touriste à l'horizon, donc ce sera le bus. Malheureusement ils sont tellement rares (un à 6:00 et un à 15:00 par exemple), que je suis obligé de faire des choix. Je choisirai les lions de mer de Cabo Polonio. Lever à 5:00 après une soirée de départ bien arrosée avec les Uruguayens. Je leur ferai mon fameux gratin (et quel succès!) et eux el asado dont un chorizo au feu de bois délicieux.

Très bonne soirée avant le bus de 6:00 (pas l'choix!) qui me permettra d'ailleurs de voir un splendide lever de soleil. Par contre le bus te laisse sur la route et il faut se faire amener par des énormes 4X4 qui traversent les dunes avec une facilité déconcertante. Je ne le saurai qu'au retour car à l'aller, personne ne veut se déplacer pour une seule personne... Cabrones! J'me tape donc les 7 km de dunes à pied, à me faire attaquer par des oiseaux qui me prennent pour un prédateur, les teros, me rappelant vaguement le film de Hitchcock (j'en rigole maintenant mais je ne faisais pas le malin quand ils passaient à 2 cm de ma tête!!!). C'est une journée caniculaire lorsque j'arrive enfin dans ce charmant village. Il y a quelques siècles, c'était une île, donc ils ont la chance d'avoir la mer à quasi 360º. Lorsqu'il y a du vent , il y a toujours une plage qui est protégée. Je vais directement au phare et me met en observation des lions de mer, énormissimes, se réchauffant par centaines au soleil sur les roches sous le phare. Impressionnant! Je reste facilement une heuire héberlué devant ce spectacle qui me fascine. Chassé plus par le soleil que par l'ennui, je vais me faire un petit dej' de campeón dans une des cabanes de la plage. Je sais qu'il me reste 4 heures à patienter avant le bus suivant... Je vais me baigner (un peu fraîche quand même!), je me ballade, j'assiste au retour de la pêche... Je profite! Entre-temps, des camions de touristes sont arrivés, donc j'exclue le retour au phare. L'eau est raffraichissante, c'est le moins que l'on puisse dire, mais elle est tellement claire et tentante sous le soleil de plomb que je m'y jette. Finalement, après 3 marathons à la nage, ça va... Elle n'est pas si froide! Le souvenir des oiseaux me fait me hâter, et je ferai bien vu que le camion est sur le point de partir! Et me voilà en tout-terrain sur les dunes, narguant les teros depuis ma position avantageuse!

Et hop! Changement: un bus vers Montevideo. Quelle bonne sieste je me taperai pendant les 5 heures de voyage (2:30 en voiture... Grrr). J'arrive à 21:00 et vais dans un hostel recommandé par le Lonely Planet, le Red Hostel, le pire hostel depuis que j'ai commencé mon périple. La déco n'est pas mal, mais de 9€ la chambre simple, c'est finalement 11€ le dortoir de 10, le plus cher que j'ai payé jusqu'à maintenant. La douche est gelée, la terrasse n'est pas eclairée, internet ne marche pas, tout le monde parle anglais MAIS je vois Lyon-Barça (héhé). Je ne sortirai pas ce soir-là. Je pense que le soleil de la journée m'a tapé sur la tête et je m'endors rapidement malgré le va-et-vient dans la chambre. Le matin, le café est tiède, y'a pas d'eau dans les toilettes.... Soit j'ai vraiment pas d' chance, soit c'est un hostel de merde parce que la liste est longue pour 12 heures passées dedans! Bref! Je pars faire le tour de la ville, mais ce n'est pas une jolie ville donc après avoir vu les principales attractions touristiques (et n'ayant pas grand chose à en dire... La fierté de la ville étant le marché du port mais il ne renferme que des restos... Moi qui m'attendais à une espèce de boqueria!), je pars en bus vers Colonia de Sacramento, première ville coloniale uruguayenne de par sa proximité avec Buenos Aires, qui est vraiment charmante. J'y p'asserai la journée avant de rentrer en bâteau, tout bronzé mais peu reposé, vers ce que je considère désormais comme mis Buenos Aires.

Buenos Aires: la Loca!

Qui a dit que les Argentins sont extravagants? Les Uruguayens et moi!
Cette ville aux forts accents européens m'a apporté beaucoup de soirées mouvementées, des amis que je retrouverai, et des ampoules sur les pieds!
J'arrive un dimanche matin à 6:00 dans la capitale argentine et je pars, apres un ptit dej' à la gare des bus, vers le quartier de San Telmo. J'ai essayé d'aller tout d'abord à l'hôtel que mon Seb m'avait conseillé, mais il doit être trop tôt et c'est fermé. Donc je m'en vais direction la place du quartier où commencent à se lever partout des stands d'antiquaires et d'artisanat en tous genres. Je m'arrête dans un café sur cette place afin de refléchir où je vais aller me poser ma première nuit à Buenos Aires. Me voilà avec mon café et le Lonely Planet, seul dans la salle, quand débarque une tribu d'énervés, chevelus et barbus (bon style quoi!) "Et qu'est-ce que tu fais tout seul? Viens à la table! Et qu'est-ce que tu fais au café? Sers-toi de la Quilmes (bière nationale argentine)!" Ils sortent d'une boîte rock à côté (il doit être 9:00 du mat') et je reste un temps en leur compagnie mais ils sont relous, ils arrêtent pas d'hurler, chanter, s'taper... Pas très fins au bout du compte: not dead but bien raides! Je les laisse en leur disant que je les rejoindrai le samedi d'après (ce qui ne sera pas faisable vu que je partirai vers l'Uruguay). Je trouve une auberge de jeunesse juste à côté, où j'y resterai toute la semaine et y reviendrai après mon trip en Uruguay, l'hostel Carlos Gardel, à retenir pour ceux qui suivront, super déco, 7€ la chambre de 6... Je laisse mon sac ne pouvant pas faire le check-in avant midi, et vais me promener dans ce fabuleux quartier aux rues pavées, places bondées de vieux objets, shows de tango, groupes dans la rue... Un plaisir de quartier.

De retour à l'hostel, je rencontre 2 suisses allemands, Michèle et Francisco, avec qui je passerai la majorité de mon temps les jours qui suivent. Je sais d'ores et déjà que je les reverrai en Europe. Les journées sont remplies de visites de la ville et environs, et les soirées de virées dans les bars dont notre quartier regorge. C'est fou comme je suis senti vite bien ici! Il y aura entre autres une soirée où on part 3 Français, les 2 Suisses, 2 Australiens, un Chilien, un Colombien, un Mexicain et un Brésilien vers un concert reggae qui restera dans les annales (pas tant musicalement que par la force des personnages qui m'accompagneront).

Mais là où Bs As est le rêve, c'est pas sa gastronomie: pas très varié, viande et empanadas, mais qu'est-ce que c'est bon! J'avais le souvenir des steaks lorsque je vivais avec les Argentins à Barcelona mais de le revivre me remplit de bonheur: c'est obscène d'avoir de la viande aussi tendre! J'ai entendu dire que certains éleveurs, pour avoir la viande la plus tendre possible, élèvent les vaches dans l'obscurité. Je ne sais pas si c'est vrai mais vu comme la pampa est remplie de bétail, ils ne doivent pas être les plus nombreux ceux qui utilisent cette pratique.

N'empêche que me voilà de nouveau en ville... C'est quand même la 3ème depuis que je suis en Amérique du Sud. C'est vrai que la Patagonie m'attend, mais j'apprends par un pote que j'ai jusqu'au 10 décembre pour voir des baleines. Ça me laisse du temps mais j'ai besoin de sortir de la ville, prendre l'air, voir autre chose. Sur conseil des Suisses, je décide d'aller en Uruguay, dernière occase d'aller à la plage avant le Chili dans quelques mois... Et quelles plages mes enfants!

lunes, 19 de noviembre de 2007

Nature ou football....

Après Iguazu, le projet initial était de descendre directement vers Buenos Aires afin, entre autres, d'essayer d'avoir une place pour le match Argentina-Bolivia comptant pour les qualifications de la prochaine coupe du monde en Afrique du Sud. Mais à vrai dire, après 1 semaine entre Sao Paulo et Curitiba au Brésil, et 2 jours seulement à Iguazu, mon envie de nature n'était pas encore complètement assouvi. Donc j'ai décidé de zapper le match pour me faire une escapade dans la province de Corrientes, plus exactement dans le parc naturel Esteros del Iberá, un des plus grands d'Argentine.

Donc, depuis les chutes, je prends un bus local vers Puerto Iguazu, d'où je prends un bus de nuit vers la ville de Corrientes, où j'arrive au petit matin et prends un bus régional vers la ville de Mercedes et de lá je prends le bus le plus pourri de la région pour me taper un voyage de 3h30 sur la route la plus pourrie de la région: pire que le chemin où on jouait aux boules à Pedraforca pour ceux qui y étaient... Imaginez la moyenne: je n'avais que 120 km à faire... Et tout ça avec comme seul paysage, la pampa et ses vaches,chevaux, moutons et autruches (moi aussi ça m'a surpris) jusqu'à perte de vue... Bref! J'arrive apres près de 24 heures de voyage à Colonia Pellegrini, un petit village perdu à l'entrée du parc naturel. Je trouve une chambre chez l'habitant, chez Mabel et ses Dieu sait combien d'enfants et la fin de la journée et le jour qui suit seront faits de promenades dans la nature entouré de la faune locale, dont un tour en bâteau avec mon guide Alberto qui se fera un plaisir de me rapprocher le plus possible des carpinchos (espèce de gros castor qui peut atteindre jusqu'á 75 kg), yacarés (caimans), petits cerfs, et des millions de volatiles qui habitent le parc (près de 400 espèces). Les couleurs sont magnifiques, je me sens bien en contact direct avec la nature, au contact des locaux qui me choient, avec pour seule préoccupation avant le départ de ce petit coin de paradis, la volonté de trouver une télé pour essayer de jeter un oeil au match de l'Argentine... Et oui on ne se refait pas!

J'apprendrai d'ailleurs que le match s'est joué finalement sur le stade de River Plate, et n'a pas réellement été un grand match malgré le 3-0 infligé par les Argentins aux Boliviens, car ce stade avait accueilli plusieurs concerts dans les semaines précédentes et était dans un état lamentable. De plus, contrairement au stade de la Bombonera (celui du club rival, le Boca Junior), le public est éloigné du bord de la pelouse dans le stade de River Plate, ce qui enlève du charme. Enfin! Pour relativiser, je dois signaler que c'est un supporter de Boca Junior qui m'a expliqué ces détails... Ah ces Argentins! Même dans le bled le plus paumé ils gardent leur mauvaise foi (bien entendu je plaisante!).

Puis avant la fin du match, me voilà de nouveau dans un bus bien pourri pour faire le chemin inverse vers Mercedes. Je prends le bus à 17:00, arrivée prévue vers 20:15 pour prendre une correspondance vers Buenos Aires à 21:00. Le retour a été encore plus long qu'à l'aller parce que je savais ce que j'allais voir! Des vaches. J'ai quand même fait le voyage avec 4 gauchos en habits typiques qui se rendaient à la ville (enfin... Mercedes quoi!) pour le samedi soir.
A 5 km de la gare des bus, voilà que le bus s'arrête, le chauffeur descend et ouvre la porte en disant: "on a un problème, je n'ai plus de freins". Franchement ça ne m'étonne guère, vu qu'on a croisé plus de véhicules arrêtés le long du chemin, qu'en état de marche! Il appelle son chef et il nous dit qu'il va venir nous chercher en voiture. Je lui explique que je dois arriver au plus vite à la gare des bus et il me dit que je ferai partie du premier voyage (on n'est qu'une douzaine mais forcémetn on ne tient pas tous dans une voiture!). Voilà qu'arrive la voiture du chef, une belle américaine, et à peine arrêtée, une fumée d'enfer commence à sortir du capot. Un fou-rire me prend malgré la nécessité d'arriver au plus vite pour ma correspondance. Ils rempliront le radiateur avec quelques litres d'eau, solution provisoire mais qui me satisfait. Je monte à côté du chauffeur avec à l'arrière un couple, leurs 2 filles et une grand-mère. Viva la Pampa!

J'arrive tout juste pour mon bus, et là c'est vraiment la nuit et le jour avec le bus dans lequel j'étais. Je me trouve à présent dans un bus tout confort, avec eau, café, le siège inclinable à l'horizontale, plateau repas, film... Bref! La rolls des bus! Et je m'endors paisiblement avec des images plein la tête, une fois de plus, et avec la petite pointe d'excitation de ma très prochaine arrivée dans cette ville qui a fait tellement rêvé de personnes à travers les âges.... Buenos Aires.

Iguazu, à couper le souffle!

Je ne vais pas trop m'étendre car les mots sont de trop et les photos parleront d'elles-même.
Iguazu est la fromtière naturelle entre 3 pays, le Brésil, l'Argentine et le Paraguay. C'est également le confluent des rivières Iguazu et Paraná.
Mon but était d'arriver côté brésilien au petit matin et repartir le soir vers l'Argentine pour loger à un mondre coût. L'orage qui eclata ce matin-là me fit changer d'avis et j'ai quand même pris une chambre au Brésil, dans un Hostelling International. Je ne pense d'ailleurs pas je vais aller souvent dans ce type d'endroits où il y a trop d'Anglophones à mon goût.

Arrivé à l'hotel, je me renseigne sur les conditions météo. La veille, il faisait un temps magnifique mais les locaux sont pessimistes quant au reste de la journée et les jours à venir. Sentant que je ne vais pas m'éterniser, je décide de faire le côté brésilien des chutes malgré la pluie battante. Je finis transi après une promenade de 2 heures, un tour en petit train dans la rain forest qui porte bien son nom, et un tour en bâteau à passer sous les chutes (un peu plus ou un peu moins....), avec des images plein les yeux mais le regret des couleurs ternes du ciel gris/blanc et des eaux marron de boue... Une bonne douche bien chaude pour se remettre et voilà que le soleil apparait (il est venu me narguer le salaud!), une bonne nuit de repos achève mon premier passage au Brésil sur un réveil également ensoleillé (Ah les prévisions météo!).

Le bilan est très positif. Les gens sont merveilleux, souriants, incroyablement serviables, même à Sao Paulo. Je n'ai pas vu de paysages incroyables, ni de faune locale, hormis quelques oiseaux, mais je pars avec une grosse envie d'y revenir. Seul point un poil négatif, mais qui a son importance: c'est un pays un peu cher, pas loin du niveau de vie de Barcelona, et selon mon voyage, il est possible que je n'aies le budget pour n'y revenir qu'une semaine ou 2 vers la fin du périple, et non pas un mois et demi comme prévu initialement. Je ferai quand même tout pour y revenir, surtout que j'ai rendez-vous autour de mon anniversaire sur une plage du nord-est avec la belle Hélo. Je comprends pourquoi tu es tombée amoureuse si rapidement du Brésil et de ses habitants. Ce n'est pas tant par leur beauté (mises à part quelques exceptions, je n'ai pas vu de superbes brésiliennes jusqu'à maintenant), que par leur joie de vivre, leur sympathie et leur sourire communicatif que l'on s'attache aux Brésiliens!

Dernière anecdote: j'ai essayé de retirer de l'argent à Foz d'Iguazu au Brésil, mais apres 3 banques, mes 2 cartes ne fonctionnaient pas. J'aurais pu payer la nuit directement avec la carte, mais le tour de la veille ne se payait qu'en cash donc j'ai dû sortir les euros que j'avais, car il ne me restait que 3 reals (un peu plus d'un euro) :-(
Restait à sortir du pays... Ayant expliqué la situation à Amanda et Cleverson, les réceptionnistes de l'auberge de jeunesse, ils m'ont fait passer pour quelqu'un du tour qui partait vers la partie argentine des chutes, tout ça en messe basse, secrètement, comme si j'avais payé les 150 reals (60€). Donc me voilà dans un mini-bus avec mes sacs direction l'Argentina. Qu'ils sont sympas ces Brésiliens une fois de plus. Je me ferai même tamponner le passeport sans avoir à bouger du bus, tout en discutant avec Neill et Andre, 2 Irlandais de Dublin et Derry, avec qui je passerai la journée ensoleillée côté argentin.
Coïncidence: la veille, j'avais passé la journée pluvieuse côté brésilien avec Kathryn et Katleen, 2 Irlandaises de Cork et Limerick. C'est des bons ces Irlandais!

Les mots me manquent pour decrire les paysages sous le soleil d'Iguazu. Mieux vaut regarder les photos. Nous faisons le parc de long en large en travers sous un soleil de plomb, au-milieu de la faune variée malgré le nombre élevé de touristes, les senteurs tropicales multipliées par la pluie de la veille, un sentiment de bien-être énorme, causé non seulement par des années d'attente de ce moment (hein Nico... Ah tes photos!!!) mais aussi par l'énergie des ions négatifs résultant de la force des chutes... Exceptionnel! Une fois de plus je me sens heureussissime!

Curtiba, la coloniale

Le frère de Marcel et sa famille nous accueille à bras ouverts et, samedi soir oblige, nous partons tous les 3 visiter... les bars! Marcel est cuisinier de profession et nous régale les quelques jours où nous sommes là-bas, d'un risotto, le meilleur que j'ai goûté, et une soupe portugaise délicieuse (avec de la saucisse, patates, chou vert...), alors que de mon côté, je prépare mon fameux gratin de pommes de terre, que plusieurs connaissent déjà.

Curitiba est une ville de 1,3 millions d'habitants qui a plusieurs clubs en D1 brésilienne, le brasileirao. Je dis ça, car en bon fan de football, je ne pouvais pas aller au Brésil sans aller voir un match. Nous participerons au match Atletico Paranaense (10ème au classement) contre le Sport Recife (15ème), dont l'issue, le moins important, sera 0-0 avec un match bien terne (surement le pire auquel j'ai assisté). Par contre, messieurs et mesdemoiselles qui se disent supporters d'une equipe (que ce soit Barça, OM, OL, Sochaux, Nice ou Caen...), nous ne savons pas ce que supporter son equipe signifie! Pendant plus de 2 heures, j'étais au-milieu de 20 000 personnes qui n'arrêtent pas une seconde de sauter, chanter, siffler... Même pas à la mi-temps! Et jusqu'à la dernière seconde malgré l'issue de ce match décevant! J'étais comme un gosse. Je pense que chaque supporter derait faire un stage au Brésil et revenir mettre le feu dans les tribunes pour son equipe européenne! Ils vont m'entendre à partir de maintenant Messi, Ronaldinho et Henry quand je serai de retour! ;-P

Ce dimanche soir, on sortira un peu avec Marcel mais sans trouver l'ambiance de la veille. On refera quand même le monde jusqu'à 4:00 du mat' alors que j'essaie de le convaincre de me rejoindre à Buenos Aires oú il n'est jamais allé, mais c'est chose difficile car, en général, les brésiliens voient les argentins comme les rivaux, voire parfois les ennemis, et je ne le vois pas très chaud... On verra!

Le lendemain, réveil avec la tête dans les fesses (encore! Le Brésil, c'est pas évident...!) vers 10:00 et grosse grosse ballade à travers quasi toute cette jolie ville coloniale. Nous verrons entre beaucoup d'autres le jardin botanique et le musée Oscar Niemeyer (architecte brésilien figurant dans la liste des 100 artistes les plus influents au monde), fiertés de la ville. Après beaucoup de kilomètres, et un délicieux gratin strasbourgeois, nous passerons la soirée et la journée du lendemain en compagnie de cette famille adorable avec laquelle je me suis beaucoup enrichi aussi bien sur le plan linguistique, qu'humain ou culturel. Au passage, le frère de Marcel, Dennis, après 11 ans d'étude de médecine et 3 ans de profession d'anesthésiste, reprend des études de droit pour 5 ans... Il s'ennuie!

Et après une semaine passée dans le paysage urbain brésilien, je me sépare de Marcel, qui va passer des tests pour être cuisto sur des bateaux de croisière, en espérant le retrouver à Buenos Aires (sinon en Europe), et je prends un bus de nuit vers ce qui aurait dû être élu merveille du monde à la place du Corcobado à mon goût, les fameuses chutes d'Iguazu.

sábado, 10 de noviembre de 2007

Sao Paulo, la monumentale!

Messieurs et mesdemoiselles les voyageurs mes prédecesseurs, hormis Antoine et Sophie, aucun n'est allé à Sao Paulo. Vous n'avez pas raté une grande ville... Vous avez raté une ville monumentale! La notion d'immensité prend ici tout son sens: une fourmilière géante de 20 millions d'âmes, 5ème ville au monde.

Premier arrêt, la Pousada des Français, dans la rue des Français. Y aurais-je vu un signe? C'est surtout que dans toute son immensité, Sao Paulo ne possède que 5 pousadas (à la différence du nord-est brésilien qui en regorge. Donc me voilà à la recherche de ce qui sera ma demeure les 3 prochains jours, plan en main, et je pense que j'ai dû être interpellé environ 10 fois sur la route: "tu cherches quoi?". C'est naturel pour un brésilien d'aider, mais je ne pensais pas que ce serait autant dans cette mégalopole. Je trouve finalement et vais me faire un petit restau au kilo pour fêter mon arrivée. Tout a l'air si bon... Je n'arrive pas à me contenir et en ai pour presque 15€, ce qui croyez-moi est cher pour là-bas. Mais c'est tellement bon...! Plaisir de l'arrivée.

Le soir je rencontre 2 Brésiliens dans la pousada, Natal qui vient de Brasilia, la capitale, et Marcel qui a vécu 2 ans à Barcelona, Plaza Tetuan (voisins à Barcelona, amis à Sao Paulo). Grosse soirée caipirinha à la pousada (original non?), et nous savons tous comment l'alcool délie les langues! J'en oublie le jetlag (bon OK que 3 heures de différence avec nous) et me voilà lancé dans mes premiers tâtonnements en portugais. Du coup, ma bonne volonté d'arrêter de fumer part en fumée (hé hé)... J'aurai tenu 24 heures! Mierda!
Lendemain, visite du centre-ville énormissime avec de nouveau l'impression d'être une fourmi puis après passage à la pousada, visite avec Marcel comme guide... Apres 3 heures de marche, nous arrivons dans le quartier festif de Vila Madalena. Notre amitié se renforce et il me propose d'aller chez son frère un peu plus au Sud, à Curitiba, sur ma route vers Iguazu (Natal aussi m'a proposé de passer à Brasilia mais je doute).
Le lendemain, je vais visiter le parc d'Ibirapuera, gymnase extérieur géant où tout bon paulista va courir, pédaler, jouer au foot, basket ou flâner. Y'a des lacs, de la végétation, de la faune (enfin des canards ;-P), des musées (entre autres le musée d'art moderne)... Très sympa. J'y vais avec un canadien qui nous fait chercher un musée aéronautique qui n'existe pas... Cabrón! Puis dernière soirée à la pousada au-milieu des Brésiliens avant le départ vers Curitiba avec Marcel.

jueves, 8 de noviembre de 2007

Quand mon rêve se transforme en cauchemar...

Un blog c'est non seulement pour raconter le bon, mais aussi le mauvais, les coups durs... Donc voila: je suis au Bresil... Ça y est... Mais j'ai failli tout faire foirer!

La veille de mon depart, j'ai du demenager tout mon bordel de chez Ben et Miriam pour un garde meubles... Au passage un grand merci a mes freres de Barcelona: Seb qui non seulement a conduit la camionnette mais qui a aidé plus que de raison malgré sa tendinite a l'épaule. David et son habilité au Tetris, pour faire rentrer dans un petit cagibi tout mon bordel. Et les Ben, le Ben de Maïa qui a bien bossé, et le Ben de Miriam qui est sorti bien tard du travail... T'as fait expres hein feignant!!! Merci les gars! Le déménagement terminé on a bu quelques bieres avec Sebpuis je me mets au boulot le plus agréable: la préparation de mes sacs de voyage. C'est avec une dent douloureuse que je trie, emballe, déballe, remballe... Et oui! Cette dent qui me faisait souffrir depuis le début du week-end. Elle m'empeche de me concentrer donc je décide de dormir 2 heures et de finir au petit matin. Il est 1:45 quand je me couche, mais la douleur qui ne cesse d'empirer me fait me retourner encore et encore dans mon lit. J'ai pourtant bien essayé d'aller voir un dentiste dans la journée mais le lundi apres le pont de la Toussaint, aucun ne peut me donner rendez-vous en urgence. Je vois passer 2:45 alors que ma 1ère alarme est a 3:45, la 2ème a 4:00 et ainsi de suite jusqu'a 4:45. J'ai mis 5 alarmes? Oui... On n'est jamais trop prudent! Je finis finalement par m'endormir autant grace aux calmants chimiques que naturels, et je me réveille avec la satisfaction d'avoir pu fermer les yeux... Mais oh Horreur! Il fait jour!7:45... Mon vol partait a 7:00! Je veux mourir! 5 alarmes non entendues, autant a cause des calmants chimiques que naturels! Oh Rage Oh Desespoir (je suis tres shakespearien au reveil!). Des milliers de pensées (noires) se succèdent dans ma tête. Je n'arrive pas a y croire. Un sentiment de desespération et de honte m'envahit. Mais il faut que je me reprenne. Sans prendre le temps de rien faire, je sors (valait mieux pas que je croise Ben ou Miriam). Il faut que j'aille sur internet... Mais il faut attendre 10:00. Je me bourre de caféïne dans le bar du coin et je désepère en envisageant les différents cas de figure Mais la réalité fut bien pire! Je regarde les vols aller simple pour Sao Paulo et je ne trouve rien en dessous de 1000¢. D'ailleurs la plupart sont entre 2000 et 3000. J'appelle la Lufthansa pour connaître mes possibilités parce que lá, franchement, ça craint! Au lieu d'avoir un début de solution, j'apprends que non seulement je me fais baiser mon vol aller, mais en plus je perds le retour en mai... C'est une blague? J'aurais aimé! Par contre j'apprends que je peux me faire rembourser les taxes d'aéroport par Edreams qui s'élèvent a 160¢... Toujours ça a enlever du billet aller/retour que je dois racheter!!! Le moins cher avec départ le lendemain matin: 840¢... Les boules! Pauvre de moi! Je fais quand même une réservation avec retour un mois plus tôt, en avril, le prix de ma connerie!

Du coup, comme j'ai du temps, j'appelle le dentiste (merci Estelle) qui me donne rendez-vous à 11:30. Je tombe sur une jeune allemande qui me charcute alors que j'ai l'esprit ailleurs. Elle m'explique qu'elle doit m'enlever les nerfs de ma dent mais qu'elle va laisser un trou qu'il faudra reboucher une semaine après. Génial! Donc avant j'avais mal aux dents mais j'avais la possibilité d'aller chez un dentiste en Amérique du Sud, alors que maintenant, j'ai mal aux dents , je peux à peine manger et je suis dans l'obligation d'aller chez le dentiste à Buenos Aires. Hum... J'y gagne au change? No sé... Ce que je sais c'est que j'avais 170¢ en moins dans mon budget voyage après la visite. J'avoue que je n'ai pas beaucoup hésité et maintenant ça va quand même bien mieux.

Après le dentiste, je suis parti directement direction l'aéroport, le but étant de récupérer mon nouveau billet avant de rentrer pleurer sur mon oreiller. Non seulement j'étais plus que blasé, mais de surcroit cette saloperie de dent qui commençait à se réveiller de l'anthésie... Pffff! Une fois dans l'aéroport je trouve le guichet Lufthansa et lá je fais connaissance d'une hotesse au sol allemande, Christine, qui se prend de symathie pour moi, m'écoute avec attention, avec empathie même. J'explique simplement ce qu'il m'arrive, la mine dépitée, et elle montre franchement de la peine à mon égard. Là, je reprends espoir... Je n'ai bien évidemment pas fait mention de la pré-réservation à 840¢, mais j'insiste bien sur le passage chez le dentiste, raison pour laquelle je n'étais pas dans l'avion ce matin-là. Après une dizaine de minutes de recherches sur son ordi, elle relève la tête en disant: "Je ne devrais pas faire ça, mais..."! C'est bon ça! Elle me dit qu'elle va me trouver un vol aller/retour avec aller le soir même mais avec un supplément de 195¢. Je n'hésite pas une seconde (surtout si on me rembourse les frais d'aéroport de 160¢ de mon premier vol). Elle émet le billet sous mes yeux ébahis (que ce soit clair: à aucun moment je n'ai pleuré. Je suis un homme moi Môssieu!), croyant à peine ce qu'il est en train de se passer alors que 15 minutes plus tôt j'étais detruit... J'ai envie de l'embrasser, de me jeter à son cou (alors je me rappelle qu'elle est allemande ;-P). Je l'encense de compliments sur son amabilité. Elle me demande presque gênée ma carte de crédit, et lorsque je lui sors ma Visa du Barça, elle éclate de rire, me dit qu'elle a la même, me raconte une anecdote avc un pompiste du Real Madrid qui lui a causé des ennuis à cause de cette carte... Bref! On est culés, on rigole, je pars bien 6 mois au Brésil comme prévu. Il est 14:00. Je suis heu-reux.
Mon vol est à 18:40 donc je me fais un aller/retour pour récupérer mes affaires, et finalement tout est bien qui finit bien. Et toute la tension accumulée dans la journée se libére à bord de l'avion. Je me bois un apéro de soulagement... ;-P

J'ai étiré cette histoire en longueur, ce qui aura poussé plus dun lecteur à abandonner avant la fin, mais c'est un des jours les plus forts que j'ai eu le droit de vivre. Je voulais vraiment que vous soyiez avec moi dans cette aventure qui ouvre mes vacances en Amérique du Sud. Je finis la journée un peu stressé, très fatigué, surexcité... Et surtout Heureux... Heureussissime, ça n'existe pas en Français, non?

martes, 23 de octubre de 2007

3 jours avant les vacances

Je ne pars que dans 2 semaines, qui vont être bien chargées avec les derniers détails à regler, mais je pense que je réaliserai pleinement ce que je vais accomplir quand je ne serai plus obligé de me lever pour aller au boulot... Et c'est dans 3 jours mon dernier jour de travail pour les 8 prochains mois... Yes!

Pour le moment je compile un max d'infos, surtout sur Brasil et Argentina, et déjà je me dis:
"6 mois... Pfff c'est pas assez!"
Par contre quand je regarde les prix sur place en cette période estivale, je me dis:
"6 mois... Waouh c'est trop!" Je finirai surement mes dernières semaines sur une plage au Brésil à profiter de cette population qui ne se soucie que du bonheur que leur apportera cette nouvelle journée... Le travail? On verra demain...!

jueves, 20 de septiembre de 2007

Enfin...

Ahhhhh! 3 ans et demi déjà que je suis revenu du Pérou, avec l'idée, voire l'obsession d'y retourner....
Mon projet a eu un peu de mal à se monter, mais je le touche enfin du bout des doigts...
Plus que quelques détails à regler, et je m'envole!

Mon trip en Amérique du Sud est sur le point de commencer... Accrochez vos ceintures!